Fédération des centres sociaux du Rhône

Dans le Rhône, 77 centres sociaux associatifs animent la vie sociale dans les quartiers urbains et les cantons ruraux

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Actualités

Prix de la participation citoyenne pour le centre social St Just

Le colloque "l'intergénération, un défi pour la cohésion sociale" a mis en lumière 12 projets nationaux œuvrant en ce sens. Equipages, du centre social de Saint Just, a reçu un des 6 prix décernés cette année... lire la suite


Mermoz : le retour dans les locaux tant attendu !

Après deux années de travaux, l'équipe du centre social Mermoz est de retour dans le bâtiment rénové rue Joseph Chalier ! Celui-ci a connu une restructuration sans précédent et une mise aux normes d'accessibilité : nouvelle cuisine pédagogique, salle Boud'Choux, installation d'un l'ascenseur, création d'un nouvel espace d'accueil...


Un café associatif à Champvert

Doucement mais sû;rement, un café associatif a vu le jour, au coeur du centre social de Champvert ! Né du constat que l'absence de lieu du genre dans le quartier (0 bars, 0 salons de thés...)...


50 ans du centre social des Buers

Le centre célébrait ses 50 années d'existence et inaugurait ses locaux rénovés, avec différentes animations tout au long de l'après-midi et de la soirée. Chacun a pu y trouver ce qui l'intéressait...


"L'animation sacrifiée"

Jean-Jacques Bergeret, directeur des centres sociaux de la Soie - Montaberlet (Décines), a écrit un courrier au magazine ASH, sa lettre - intitulée "l'animation sacrifiée"- a été publiée dans le n°2907.


L'esprit de famille souffle à Vaulx-en-Velin

Comme chaque année depuis 4 ans, le centre social Le Grand Vire travaille avec un collectif de partenaires sur la semaine "Esprit de famille", et notamment avec deux autres centres sociaux.


Un jeu peut en cacher un autre : 3 semaines de découvertes numériques à la Carnière

Le centre social de la Carnière propose du 26 mai au 12 juin de vivre des découvertes numériques autour des jeux.


l'Après Charlie : différentes initiatives dans les centres sociaux

Après les premières réactions, et des actions mobilisatrices, est venu le temps de l'échange, et de nouvelles propositions. Voici quelques exemples de ce que les centres sociaux du Rhône ont pu mettre en place.


Charlie & vous - mobilisation dans les centres sociaux

Suite aux attentats de Paris début janvier 2015, les centres sociaux ont accueilli cette actualité et les questions qu'elle pose. Voici quelques exemples.


Le climat dans nos assiettes : des chefs se révèlent dans les centres sociaux, Mermoz et Eugénie Cotton récompensés !

Pour ce défi, les membres de centres sociaux se sont distingués


JJ Peyri fête la diversité

Le Centre social et Culturel Jean et Joséphine Peyri, à Vaulx en Velin, a réagi aux appels à manifester pour l'expulsion du campement Roms voisin, et a choisi de vivre ses convictions à travers un évènement festif, samedi 15 novembre, lors d'une soirée multiculturelle


Jeu "Histoires en cours" - CAP Génération

Réalisé par les ados du collège du Bois qui fréquentent l'espace jeunes de CAP Générations, il est un support idéal pour travailler sur les notions de relations et de rapports aux autres...

"L'animation sacrifiée"

 

Les modifications des derniers mois et en cours concernant l'animation, tant dans les taux d'encadrement que dans les contrats possibles pour les animateurs, semblent remettre en cause certains acquis. Jean-Jacques Bergeret, directeur des centres sociaux de la Soie - Montaberlet (Décines),  a écrit un courrier au magazine ASH (Actualités Sociales Hebdomadaires) à ce sujet, sa lettre - intitulée "l'animation sacrifiée"- a été publiée dans le n°2907.

« Conséquence, entre autres, de la modification des rythmes scolaires et de la raréfaction des moyens, le secteur de l’animation est en train de vivre un retour en arrière. Les municipalités et les associations, gros employeurs d’animateurs, ne montent pas au créneau contre la détérioration de la qualité de l’encadrement, car l’ensemble des mesures tend à diminuer le coût des emplois. mais à quel prix ?
Les 20 à 30 dernières années ont été marquées par une professionnalisation des animateurs et par l’introduction d’une certaine rigueur dans les structures qui les emploient. Oh, bien sûr, nous étions encore loin de statuts approchant ceux des autres travailleurs sociaux, ou même du personnel de la petite enfance !
Perdurent encore des contrats dérogatoires au droit du travail permettant en toute légalité (sauf à faire appel à l’Europe selon laquelle, idée saugrenue, une heure travaillée doit être une heure payée) de payer quatre heures un salarié en effectuant onze.
Mais, bon an mal an, les formations aux métiers de l’animation sortaient doucement des historiques bAFA et bAFD, brevets non professionnels, créés eux-mêmes à partir de l’héritage des ancêtres du secteur que sont l’Eglise et le parti communiste. La situation évoluait donc lentement (trop lentement) vers une plus grande reconnaissance et une meilleure organisation des structures d’animation.
Puis est arrivée la modification des rythmes scolaires, développant de façon considérable les temps d’animation, les emplois, et rendant organisatrices de temps périscolaires un bon nombre de municipalités qui n’y étaient pas préparées.
S’ensuit un changement de la réglementation. Sans vouloir entrer dans le labyrinthe des diplômes de l’animation, les obligations en termes de formation diminuent pour les encadrants et les dirigeants. En même temps, les taux d’encadrement passent, pour les moins de 6 ans, d’un animateur pour huit enfants à un animateur pour 14 enfants et, pour les plus de 6 ans, de un pour 12 à un pour 18. Cette réforme, qui touchait au départ les temps périscolaires, s’est de fait étendue aux mercredis (qui deviennent temps périscolaires, contrairement aux vacances).
Nous arrivons donc à la situation absurde où, dans les mêmes locaux, avec les mêmes animateurs et souvent les mêmes enfants, les taux d’encadrement diffèrent de près de 40 % entre les mercredis et les vacances scolaires… voilà pour le côté absurde. reste le fond. Les enfants de 2015 sont-ils plus apathiques que leurs aînés de 2014 ?
Ont-ils besoin de moins d’attention, de moins de contact avec les adultes, de référents moins formés ? 30 ans de recul ne me donnent pas l’impression que le travail avec les enfants soit devenu plus facile.
A l’heure où, dans les discours, on souhaite combattre “l’apartheid”, renouer le dialogue, reconstruire une mixité sociale, doit-on prolétariser un peu plus les métiers de l’animation ? Les études montrent que l’un des facteurs primordiaux pour permettre aux publics fragiles de se construire dans la société est le contact avec des modèles adultes divers et solides. Ces mesures vont avoir l’effet inverse. Elles mettront et mettent déjà en situation difficile des personnes peu formées, peu encadrées, peu motivées par ce travail. imaginer 28 enfants de 3 ans et demi en activité et imaginer les deux personnes qui doivent les prendre en charge… Les bons sentiments ne font pas tout.
Il est peut-être temps de ne plus appliquer une politique schizophrène qui dément les discours par les actes. Les enfants passent aujourd’hui presque autant de temps avec leurs animateurs qu’avec leurs professeurs. Une des clés de ce manque éducatif que l’on pointe depuis le 7 janvier, jour de l’attentat contre
Charlie Hebdo
, se trouve peut-être ici aussi !
Les impératifs budgétaires ne peuvent pas, ne doivent pas laisser l’animation devenir un sous-produit sans valeur éducative. »

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